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📣​ Mars 2026 – Les travaux sur la quille d’Amphitrite se poursuivent à l’atelier. L’ensemble des pièces de chêne a été débité – en suivant les gabarits réalisés le mois précédent – puis façonné et présenté à blanc afin de vérifier les proportions. Quelques ajustages seront nécessaires avant de procéder à l’assemblage définitif.

Nous avons décidé de modifier un peu la forme de la quille d’origine de façon à déplacer le plan de dérive tout en augmentant sa surface. Cette modification s’inscrit dans le projet d’amélioration du gréement : davantage de voilure implique davantage de dérive, sans quoi le bateau pourrait manquer de stabilité, de performance au prés et de sécurité. Pour le collage, les responsables du chantier ont décidé d’utiliser de la PU spéciale pour l’environnement marin. Nos bénévoles ont déjà procédé à l’assemblage et au collage du brion – cette partie de la charpente axiale située entre l’étrave et la quille. Le brion a été percé et boulonné à l’aide d’axes en acier inox.

Enfin, à l’intérieur du bateau, trois varangues vont être changées. Pour se faire, nous avons procédé au démontage de l’ancienne pompe de cale. Les nouvelles varangues seront un peu plus épaisses. Une première pièce a déjà été façonné dans le même plateau de chêne que celui employé pour la quille.

Depuis qu’Amphitrite est entré dans notre atelier, la coque a commencé à sécher. Ce phénomène est tout à fait normal et bien connu des charpentiers de marine : le bordage s’écarte, la charpente se rétracte un peu, en somme le bois évacue son humidité. Le séchage du bateau facilite grandement les travaux de grattage au niveau des coutures (l’espace entre les bordés) ; il permet d’y glisser des outils pour retirer l’ancien calfatage, les traces d’enduit et de peinture. La coque restera ainsi tout le temps des travaux, jusqu’à ce qu’elle reçoive, en dernière étape, un mastic souple à base de goudron de Norvège. Il faudra ensuite quelques jours à prendre l’eau pour que le bateau regonfle et retrouve son étanchéité.

            En plus des travaux sur Amphitrite, nos bénévoles se doivent d’entretenir le matériel de la flotte existante. Un taud intégral a été confectionné sous la supervision d’Yves G. pour le canot Bidule. Yves s’est formé en autodidacte au travail de la toile et au thermocollage ; il réalise des éléments de protection qui protègeront les bateaux de La Chaloupe des intempéries et surtout des UV.

Enfin, une jolie paire d’avirons a été confectionnée par Franck pour une de nos embarcations : un tâche qui nécessite des compétences non seulement en menuiserie, mais aussi en matelotage et en travail du cuir. Peut-être aurez-vous le plaisir de voir déambuler nos voiles-avirons lors de la prochaine Fête du Port, le dimanche 19 avril prochain. Les rendez-vous est donné ! 


📣​ Février 2026 –  Ce mois-ci, le canot Amphitrite a été manutentionné et basculé sur le flanc pour examiner ses œuvres vives. Après une observation minutieuse, Philippe et Patrice, les responsables du chantier, ont défini la première phase d’intervention. Il s’agira pour les bénévoles de l’atelier de décaper la coque sous la ligne de flottaison, mais surtout de réparer la quille dont le bois est fortement endommagé. 

Grâce à l’expertise d’Antoine – que l’on considère un peu à La Chaloupe comme le dépositaire du savoir-faire d’Henri Gendron – les bénévoles ont coupé la quille selon un certain plan, jusqu’à atteindre les parties les plus saines avant la râblure. Une épure a été réalisée afin de définir la forme des pièces qui composeront ce grand scarf. Il faut bien sûr penser à tout : retirer les anciens boulons de quille, en prévoir de nouveaux en acier inoxydable de qualité marine, assurer le maintien de la charpente pendant les travaux, anticiper les besoins en matériaux, primaire, colle, peinture et bois. Pour ce dernier point, nos bénévoles ont sélectionné un magnifique plateau de chêne dans une scierie située sur le continent. Ils ont d’ores et déjà commencé à raboter et dégauchir la pièce de chêne. Le premier élément du scarf, qui concerne la partie située au niveau de l’étrave, a été débité avec le plus grand soin.

En ce qui concerne les œuvres vives, le bordage est en train d’être soigneusement décapé à chaud et au grattoir. Une fois la mise à nue terminée, les coutures seront curées et nettoyées. Elles recevront à la fin du chantier un mastic à base de goudron de Norvège pour assurer l’étanchéité du bateau. Sur les conseils d’un professionnel de la charpente marine, nous avons choisi de ne pas calfater la coque à l’étoupe, afin de permettre au bois de se développer lors de la mise à l’eau, sans altérer la structure des membrures. C’est l’option que nous avons retenue pour assurer à la coque une longévité optimale. 

C’est donc une belle effervescence qui agite l’atelier ces derniers temps. Le projet a été embrassé avec enthousiasme, et tout le monde s’efforce d’y prêter la main. Il permet aussi d’envisager des animations et de la médiation pour la saison 2026. De son côté, Antoine a pris une initiative audacieuse : il s’est lancé dans une réflexion pour optimiser le gréement existant. Ses talents de dessinateur et sa bonne connaissance des canots noirmoutrins lui ont permis de réaliser quelques plans de voilure qui seront soumis à débat. Rien n’est encore décidé, bien sûr, mais comme il se plait à dire : « Il n’est pas interdit de rêver ! »


📣​ Janvier 2026 – Notre association vient de faire l’acquisition d’un canot Gendron. Cette petite embarcation, typique de Noirmoutier, était menacée de destruction. Elle fut construite par Henri Gendron, l’emblématique et chaleureux charpentier de la rive sud, qui nous a quitté récemment.

Ce bateau nous a été confié par d’aimables donateurs, afin que notre atelier lui donne une nouvelle jeunesse. Voici un projet stimulant pour l’année à venir ! Ce sera aussi l’occasion pour La Chaloupe d’ouvrir ses portes aux jeunes publics et aux visiteurs lors d’évènements dédiés.

Conservation du patrimoine maritime & transmission : nous sommes au coeur de notre engagement. Nous publierons sur ce site un journal de la restauration agrémenté de photographies.


Hivernage et travaux d’entretien

En attendant les beaux jours, les membres de l’atelier s’occupent soigneusement des bateaux : on change les pièces fatiguées, on refait peintures et vernis, on répare ce qui doit l’être. Un taud et des avirons ont été fabriqués pour le Blå, un petit sloop d’inspiration nordique dont nous reparlerons bientôt. L’emblématique Jeanne J. se refait aussi une beauté.


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